PRÉTY-UCHIZY-LACROST - PATRIMOINE EN TOURNUGEOIS Sur les traces des sapeurs-pompiers dans les bourgs du Tournugeois

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PRÉTY-UCHIZY-LACROST - PATRIMOINE EN TOURNUGEOIS Sur les traces des sapeurs-pompiers dans les bourgs du Tournugeois

Message  FAPPAH le Sam 27 Jan 2018 - 18:59

À Ozenay, le bâtiment des pompiers est reconnaissable à ses larges portes, permettant de sortir la pompe facilement en cas d’incendie.



À Lacrost, le local affiche encore sa destination première.



Sur une pompe à bras, le balancier permet d’actionner les pistons à la force des bras. Arrivée dans la commune d’Uchizy en 1927, grâce au don de la famille Large-Richy, cette pompe est nommée Marie-Claude. Toutes ces informations sont écrites sur le réservoir. Photos Dani GALLORINI



Quelques bourgades gardent encore des traces d’outils spécialisés, qui témoignent de la simplicité des moyens à disposition des pompiers de l’époque. Si un décret, en décembre 1875, fixe l’organisation communale des corps de sapeurs-pompiers, la plupart des communes s’étaient déjà dotées d’équipements permettant de porter secours.


Un large panel de mission…


Ainsi, en 1837, une compagnie est fondée à Lacrost. Lutter contre les feux, essentiellement de paillis et de cheminées, faire face aux inondations, porter assistance aux personnes, détruire les nids de guêpes représentaient les principales missions de ces pompiers volontaires. Ils portaient aussi, en règle générale, le cercueil pendant les enterrements. En cas de grave accident, ils prévenaient le corps des sapeurs-pompiers de Tournus, qui s’était constitué dès 1806. « C’est Napoléon qui accorde à Tournus le droit de créer sa compagnie des pompiers au cours de son passage le 7 avril 1805 » explique Manon Pornet, du PAH. Avant d’ajouter « depuis mai 1815, quand Napoléon donne à Tournus la Légion d’honneur, l’uniforme des pompiers s’orne d’un cordonnet rouge pour les cérémonies. » À ses débuts, la compagnie Tournusienne est composée de 10 hommes. En 1810, elle comptera plus de 70 pompiers.


… Avec peu de moyens


Dans les villages environnants, les troupes sont moins fournies. Toutefois, certaines comptent malgré tout un nombre important de volontaires : en 1921, le préfet recense 26 volontaires à Plottes, jusqu’à 25 personnes à Martailly-lès-Brancion et 17 à La Truchère. Préty ou Uchizy possèdent également un corps de volontaires qui entretient les équipements entre deux interventions, dans le bâtiment mis à disposition. Aujourd’hui, ces édifices ont changé de destination. À Préty, le local des pompiers abrite maintenant des panneaux d’information touristique. À Uchizy, l’ancien local a été transformé en salle d’exposition : c’est aussi ce que vient de faire Ozenay, cet été.


Des outils rustiques


La pompe est l’outil principal qui permet de lutter contre les incendies. D’abord ce sont des pompes à bras, attelées à des chevaux ou tirées par plusieurs pompiers. Elles apparaissent au XVIIe siècle et seront utilisées jusqu’au XXe siècle. Certains villages possèdent encore un spécimen. Ces pompes, que les habitants remplissaient d’eau en formant une chaîne humaine depuis le point d’eau le plus proche, sont peu à peu remplacées par des pompes à vapeur puis à moteur. Les tuyaux d’incendies en cuir souple faits de manches assemblées avec des fils en laiton sont mis à sécher sur des bâtons fixés dans un mur du local des pompiers ou sous un abri à proximité. « La Truchère en conserve sous le préau de l’école » précise Manon Pornet. Puis, au début du XXe siècle, les communes installent des bouches d’incendie avec l’arrivée de l’eau courante.

Dani Gallorni (CLP)
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