DRAC BOURGOGNE FRANCHE-COMTE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

DRAC BOURGOGNE FRANCHE-COMTE

Message  FAPPAH le Mar 20 Déc 2011 - 11:11






DIRECTION

Bernard Falga
Directeur Régional des Affaires Culturelles de Bourgogne-Franche-Comté
Secrétariat : 03.80.68.50.00  
François Marie                        
Directeur régional adjoint des affaires culturelles
Secrétariat : 03.80.68.50.85      
Laurence Jacquemart
Secrétaire Générale
Secrétariat : 03 81 65 72 56
Brigitte Tisin                          
Directrice de projet Stratégie immobilière – Modernisation par les systèmes d’information – Référente Vigipirate
Secrétariat : 03.80.68.50.42    
Michel Prestreau                        
Directeur du pôle Patrimoines  et Architecture, chef du service régional de l'Archéologie (Dijon)
Secrétariat : 03.80.68.50.18
Pierre-Olivier Rousset
Directeur du pôle Action culturelle et territoriale(Dijon)
Christine Schell
Directrice du pôle Création et industries culturelles(Besançon)


SECRÉTARIAT GÉNÉRAL

Affaires financières
Christelle Lavallée
Responsable de la cellule financière (Dijon)
Tel : 03.80.68.51.03
Anne Ruedin
Cheffe de la mission financière (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 89

Personnel et Formation
Nathalie Marras
Responsable des ressources humaines et de la formation continue (Dijon)
Tél : 03.80.68.51.10
Nathalie Courtot
Responsable des ressources humaines et de la formation continue (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 96  
                                                               
Affaires Générales et systèmes d’information
David Pereira                  
Responsable de la cellule Affaires générales et systèmes d’information (Dijon)
Tél : 03.80.68.50.17
Sébastien Lech                
Adjoint au responsable de cellule (Dijon)
Tél : 03.80.68.50.97
Thierry Hantz
Responsable logistique et des systèmes d'information (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 86
Hervé Beaumont (Besançon)
Technicien informatique

CELLULE D'APPUI

Communication et Mécénat
Isabelle Boucher-Doigneau      
Responsable communication et mécénat (Dijon)
Tel : 03.80.68.50.80
Sylvie Castella
Assistante communication
Tel : 03.80.68.50.19
Communication : gestion de tous les aspects de la communication d’une direction décentralisée au niveau de la Bourgogne : relations presse, relais des actions de la DRAC au niveau du territoire, des sites internet, des réseaux sociaux...
Mécénat : faire connaître et développer le dispositif Mécénat auprès des entreprises, des particuliers et des porteurs de projets en Bourgogne.
Communication et mécénat
Centre d'Information et de Documentation
Séverine Husson                        
Responsable du centre d’information et de documentation  (Dijon)
Tél : 03.80.68.51.00
Alain Dagon
Veille juridique et documentaire (Besançon)
Contrôle de gestion et contentieux
Fabienne Retailleau                  
Responsable du contrôle de gestion et en charge du suivi du contentieux (Dijon)
Tel : 03.80.68.50.06
Anne Ruedin
Responsable du contrôle de gestion (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 89

PÔLE PATRIMOINES ET ARCHITECTURE

Le Service Régional de l'Archéologie (SRA)
Michel Prestreau                      
Chef du service régional de l’archéologie
Secrétariat : 03.80.68.50.20
• Préservation des vestiges laissés par l'Homme en Bourgogne, depuis son apparition, et diffusion des connaissances acquises aux générations futures.
→ Archéologie
La Conservation Régionale des Monuments Historiques (CRMH)
Cécile Ullmann                          
Conservatrice régionale des Monuments historiquesen Bourgogne-Franche-Comté
Secrétariat : 03.80.68.50.60  
Michael Vottero                        
Adjoint à la conservatrice régionale des monuments historiques
Tel : 03.80.68.51.04
Préservation, restauration et mise en valeur les monuments historiques (églises, châteaux, mais aussi fermes, hôpitaux, théâtres…) participant fortement à son développement économique.
→ Monuments historiques
Musées
Clara Gelly                                
Conseillère pour les musées (Dijon)
Secrétariat : 03.80.68.51.20
Annie Cordelier
Conseillère pour les musées (Besançon)
Secrétariat : 03 81 65 72 55
• Soutien des musées bénéficiant de l’appellation « Musées de France » : prêts, acquisitions, recollement, inventaires, expositions, sécurité et rénovations.
→ Musées

PÔLE ACTION CULTURELLE & TERRITORIALE

Directeur du pôle : Pierre-Olivier Rousset
Action culturelle et éducation artistique
Yannick Caurel
Conseiller pour l’action culturelle et éducation artistique (Dijon)
Secrétariat : 03.80.68.50.52
Patrick Demange
Conseiller pour l’éducation artistique et culturelle(Besançon)
Secrétariat : 03 81 65 72 78
• Intervention sur les domaines touchant les publics, les territoires, et l'accès à la culture et sa démocratisation.
• Le même conseiller intervient également sur les domaines de la politique culturelle en lien avec les collectivités territoriales, en faveur de l'accès à la culture pour tous.
→ Action culturelle et éducation artistique
Livres, lecture, archives & langue française
Françoise Dekowski                          
Conseillère pour le livre et la lecture, les archives et la langue française (Dijon)
Secrétariat : 03.80.68.50.52
Philippe Lablanche
Conseiller livre et lecture, archives, patrimoine écrit(Besançon)
Secrétariat : 03 81 65 72 78
• Intervention sur l’ensemble  de la filière : de l’écrivain au lecteur, en passant par les librairies et les bibliothèques.
→ Livres, lecture, archives
Architecture et espaces protégés
Gaël Tournemolle                    
Responsable du service Architecture et espaces protégés (Dijon)
Tel : 03.80.68.50.60
Béatrice Rénahy
Conseillère architecture et espaces protégés (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 63
• Animation du réseau régional de l'architecture et des espaces protégés (Villes et Pays d'Art et d'Histoire, AVAP, réseau architecture...).
→ Architecture et espaces protégés
Ethnologie, sciences sociales et patrimoine culturel immatériel

Noël Barbe
Conseiller ethnologie (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 79
Manifestations nationales et publications
Domitille Bland
Chargée des manifestations nationales et des publications (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 04
Gestion de la déclinaison régionale des opérations nationales du Ministère (Nuit des Musées, Rendez-vous aux Jardins, Journées du Patrimoine, la Belle Saison, Semaine de la langue Française, etc.)

PÔLE CRÉATION & INDUSTRIES CULTURELLES

Cinéma, audiovisuel
Émeric de Lastens
Conseiller pour le cinéma, l’audiovisuel et le multimédia (Dijon et Besançon)
Secrétariat : 03.80.68.50.37 / LD : 03.80.68.50.88
• Intervention dans des domaines aussi  variés que le réseau des salles de cinéma, la production de films dans la région et l’action culturelle.
Musique, Danse
Charles Desservy                        
Conseiller pour la musique et la danse
Secrétariat : 03.80.68.50.10
Christine Schell
Conseillère musique et danse
Secrétariat : 03 81 65 72 38
• Intervention sur l’ensemble des formes musicales et chorégraphiques.
→ Musique et Danse
Théâtre, arts de la rue, cirque, marionnettes
NC (Charles Desservy en intérim)  
Conseiller pour le théâtre (Dijon)  
Secrétariat : 03.80.68.50.10
Pascale Canivet
Conseillère théâtre, arts de la rue, théâtre d'objets(Besançon)
Secrétariat : 03 81 65 72 38
• Intervention sur l'ensemble de la filière théâtre, arts du cirque, arts de la rue et de la marionnette.
→ Théâtre, cirque et art de la rue, marionnette
Arts plastiques
Delphine Paul
Conseillère pour les arts plastiques (Dijon)
Secrétariat : 03.80.68.50.40    
Corinne Gambi
Conseillère arts plastiques (Besançon)
Secrétariat : 03 81 65 72 55
• Intervention dans les domaines de la création contemporaine (arts plastiques, 1%, commande publique, expositions, centres d'art, soutien aux artistes...)
→ Arts plastiques
Licences d'entrepreneurs de spectacles
Isabelle Puravet-Wenzel
Correspondante Licences d'entrepreneurs de spectacles (Dijon)
Tel : 03.80.68.50.08
Cécile Champion
Correspondante Licences d'entrepreneurs de spectacles (Besançon)
Tel : 03 81 65 72 97
Licence d'entrepreneurs de spectacles

LES UNITÉS DÉPARTEMENTALES DE L'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE

• Les Unités Départementales  de l'architecture et du patrimoine (UDAP) exercent trois grandes missions : le conseil, le contrôle et la conservation. Ils sont chargés de contrôler et d’expertiser les projets menés dans les espaces protégés, de préserver les espaces et paysages protégés et d’assurer la préservations des abords et la conservation des monuments historiques.
UDAP 21
Hôtel Chartraire de Montigny - 39 rue Vannerie - 21000 Dijon
Olivier Curt, Chef de l'UDAP de Côte-d'Or, Architecte des Bâtiments de France                              
Standard: 03.80.68.50.22.                    
Virginie Broutin, adjointe au chef de l'UDAP de Côte d'Or, Architecte des Bâtiments de France

UDAP 58
Tour Saint-Trohé - rue Anthony Duvivier - 58000 Nevers
Philippe Lamourère, chef de l'UDAP de la Nièvre, Architecte des Bâtiments de France
Secrétariat: 03.86.71.93.30      
UDAP 71
37, boulevard Henri Dunant - BP 4029 - 71040 Macon cedex 9
Stéphane Aubertin, chef de l'UDAP de Saône-et-Loire,  Architecte des Bâtiments de France
Secrétariat: 03.85.39.95.20
Dominique Brenez, adjoint au chef de l'UDAP de Saône-et-Loire, Architecte des Bâtiments de France
UDAP 89
Maison de l’Arquebuse - BP 52 - 89010 Auxerre cedex
Philippe Cieren, chef de l'UDAP de l'Yonne par intérim,  Architecte des Bâtiments de France
Standard : 03.86.52.38.84
UDAP 25
Hotel de Magnoncourt - 7 rue Charles Nodier - 25043 Besançon
Emilie Sciardet, cheffe de l'UDAP du Doubs, Architecte des Bâtiments de France
Standard : 03 81 65 72 10
UDAP 39
13, rue Louis Rousseau - 39000 Lons-le-Saunier
Michel Jean, chef de l'UDAP du Jura, Architecte des Bâtiments de France
Standard : 03 84 35 13 51
UDAP 70-90
Séverine WODLI, cheffe des UDAP de Haute-Saône et du Territoire de Belfort, Architecte des Bâtiments de France
Site de Vesoul : 24 boulevard des Alliés - 70000 Vesoul - Standard : 03 84 75 78 99
Place de la Révolution française - 90000 Belfort - Standard : 03 84 90 30 40
→ Les UDAP



Les Services territoriaux de l'architecture et du patrimoine "STAP" exercent trois grandes missions : le conseil, le contrôle et la conservation.Au sein des STAP, le ou les architectes des bâtiments de France, chef du service ou adjoint au chef du service, délivrent des avis sur tous les projets qui ont pour effet d'apporter des modifications dans les espaces protégés (bâtis ou naturels, avec l'ambition d'en maintenir, voire d'en améliorer, la qualité). Ils assurent la maîtrise d'œuvre de travaux d'entretien des édifices protégés au titre des monuments historiques.
les STAP sont sous l'autorité des Directions régionales des Affaires culturelles (DRAC)
La DRAC responsable du pôle culture en région, s'appuye sur les STAP pour les missions à caractère départemental.
Les architectes des bâtiments de France "ABF" ont dans leurs missions de service public l'entretien et la conservation des monuments protégés ou non, ainsi qu'un rôle général de conseil gratuit et indépendant sur les autres édifices du patrimoine. Ils aident au montage des dossiers financiers et techniques de restauration et s'assurent de la bonne réalisation des travaux selon les règles de l'art. Par ailleurs, les architectes des bâtiments de France veillent à la bonne insertion des constructions neuves et des transformations aux abords des monuments protégés et sont présents dans chaque département placé sous l'autorité du Préfet, au sein des Services territoriaux de l'architecture et du patrimoine (STAP).


Axes de développement de la CRMH de Bourgogne

Au sein de la DRAC, la Conservation Régionale des Monuments Historiques ou CRMH veille sur les monuments historiques de la région : églises, châteaux, mais aussi fermes, fortifications, hôpitaux, théâtres, usines, marchés couverts, etc. Sont également considérés comme monuments historiques certains jardins et de nombreux objets mobiliers conservés hors des musées.
Contacts :
Conservatrice régionale des monuments historiques: Cécile Ullmann
Adjoint à la conservatrice régionale des monuments historiques: Michaël Vottero
Assistante:
Marie Hélène Jovignot au 03.80.68.50.60.


   Réaliser un état sanitaire global de l’ensemble des monuments historiques de Bourgogne en mobilisant les architectes des bâtiments de France.
   Accélérer la protection de certains patrimoines comme le patrimoine du XXe siècle, le patrimoine industriel, le patrimoine funéraire, le patrimoine rural (fermes bressanes, notamment) et le patrimoine fluvial. Le patrimoine hospitalier (y compris les collections d’objets) fait également partie des priorités face à l’abandon prochain de sites majeurs (Dijon, Chalon-sur-Saône, Semur-en-Auxois).
   Encourager, auprès des propriétaires privés, l’ouverture des monuments au public et les mises en réseau comme celle de la Route des châteaux en Bourgogne du Sud.







Vademecum des critères de subvention pour les monuments historiques




Ce vademecum fait le point sur les textes encadrant les subventions de l'Etat en matière de monuments historiques en Bourgogne et résume :

1- Le cadre législatif et règlementaire :
2- La définition des critères :

   Le critère sanitaire
   Le critère territorial
   Le critère thématique

Vous trouverez en annexe : les textes de référence, les travaux non subventionnables et un tableau des travaux ouvrant possibilité à une subvention.
1- Cadre législatif et réglementaire :

Toute subvention de l'État aux investissements est attribuée sur la base d'une « politique d'intérêt général » (Décret n° 99-1060, art. 1). Le Code du patrimoine reprend ces notions d'intérêt public et d'intérêt général comme fondement des mesures de protection juridique au titre des monuments historiques. Ces subventions portent sur des travaux « de construction » ou « de grosses réparations », mais aussi sur des études et elles peuvent « inclure des dépenses connexes qui concourent directement à la réalisation du projet » comme, par exemple, les honoraires de maîtrise d'œuvre (Décret n° 99-1060, art. 2). Si l'opération n'a pas connu de début d'exécution dans un délai de deux ans, l'Etat déclare la décision de subvention caduque. La liquidation de la subvention intervient dans un délai de quatre ans à partir de la date de démarrage de l'opération.

Les aides de l'Etat sur un monument historique sont une possibilité et non un droit acquis en toutes circonstances : « Lorsque l'Etat participe financièrement à des travaux d'entretien, réparation ou restauration d'un immeuble classé ou inscrit, l'importance de son concours est fixée en tenant compte des caractéristiques particulières de cet immeuble, de son état actuel, de la nature des travaux projetés et enfin des efforts consentis par le propriétaire ou toute autre personne intéressée à la conservation du monument » (Décret n° 2007-487, art. 44).

Pour les monuments inscrits, l'Etat est autorisé à subventionner dans la limite de 40 % de la dépense effective les travaux d'entretien et de réparation que nécessite la conservation des immeubles inscrits (CP, ar L.621-29).

Pour les monuments classés, l'Etat est en théorie autorisé à subventionner jusqu'à 100 % (Décret n° 2000-1022) ; dans les faits, les taux d'intervention se situent entre 25 et 50 %, la modulation des taux dépendant de la capacité financière du propriétaire (circulaire du 10/12/1985).

Enfin, la circulaire du 4 avril 1969 insistait sur un des critères importants de sélection des opérations subventionnables : le caractère fondamental des opérations, qui les oppose aux opérations qu'on pourrait dire « cosmétiques ». Ce critère reste aujourd'hui tout à fait pertinent.

Par ailleurs, il convient de rappeler que l'intervention de l'Etat passe également par la défiscalisation, qui constitue un mode de subvention indirect. Celle-ci représente un volume budgétaire important, même s'il est moins visible et moins mesurable que la subvention directe (CGI, art. 156).
2- Définition des critères :
Le critère sanitaire :

Le premier critère mis en œuvre est l'état sanitaire. Le Code du Patrimoine précise en ce sens le cadre d'intervention de l'Etat : « des travaux de réparation ou d'entretien indispensables à la conservation ».
A l'intérieur de ce critère, le caractère d'urgence sanitaire est prédominant. Cette urgence peut résulter d'un défaut de conception, d'une altération des matériaux d'origine, d'une altération des restaurations anciennes (mauvais vieillissement des produits et techniques de restauration), d'un défaut chronique d'entretien, de modifications importantes ayant entraîné des désordres structurels. Cette urgence peut également résulter de causes accidentelles (incendie, dégâts des eaux, etc.), d'événements climatiques (inondation, tempête, mouvements de terrain, etc.), ou de dégradations volontaires (vandalisme)...
Le critère de l'état sanitaire à l'instant présent est majeur mais non suffisant. La nécessaire pérennité de la conservation matérielle des immeubles et des objets induit la prise en compte des notions de temps et de durée. Pour cette raison le degré d'évolutivité des désordres est au moins aussi important que les désordres eux-mêmes. La vitesse de dégradation est évaluée sur une échelle à quatre degrés : stable, lent, rapide, accéléré.
Au-delà de l'urgence sanitaire, le cadre d'intervention de l'Etat prend en compte le caractère nécessaire des interventions, sur une échelle large pouvant aller de la restauration à la mise en valeur, avec ou sans restitutions.
Le critère territorial :

Les données monument par monument sont à rapprocher de l'état moyen de conservation des immeubles ou des objets mobiliers pris globalement par département et par région, voir au niveau national, où cette approche est tout aussi nécessaire et pertinente. L'Etat se donne ainsi la possibilité d'aider davantage tel département pour le rapprocher de l'état moyen constaté au niveau régional ou national, aux détriment d'autres mieux lotis.
On constate ainsi, en Bourgogne, une différence nette entre l'état sanitaire des monuments de Saône-et-Loire, globalement correct, et celui des monuments de l'Yonne, globalement médiocre.
Le critère thématique :

Des axes prioritaires de mise en valeur peuvent être affichés, en fonction de thématiques patrimoniales fortes (châteaux de la Renaissance dans l'Yonne, patrimoine industriel de la Nièvre, sites clunisiens, patrimoine hospitalier ...), de patrimoines encore peu mis en valeur (patrimoine du 20e siècle) ou de techniques traditionnelles spécifiques (toitures en laves calcaire de Bourgogne). Ces thématiques peuvent être définies dans le cadre des CPER.

Ces critères sont évalués de manière croisée : état sanitaire + localisation géographique + discrimination thématique

L'instruction d'une demande de subvention commandera donc de s'assurer dans un premier temps du caractère fondamental des opérations à réaliser, c'est-à-dire indispensable pour la conservation du monument. La prise en compte de la demande, qui n'est pas de droit, sera dictée en premier lieu par l'état sanitaire du monument, puis par le critère territorial et, le cas échéant, par le critère thématique. Le taux de participation de l'Etat tiendra compte de la capacité financière du propriétaire, l'annexe 3 propose des plafonds par natures de travaux et types de protection.
Annexe 1 : Les textes de référence

Code du Patrimoine:

Article L.621-11: « L'autorité administrative peut toujours faire exécuter par les soins de son administration et aux frais de l'Etat, avec le concours éventuel des intéressés, les travaux de réparation ou d'entretien qui sont jugés indispensables à la conservation des monuments classés au titre des monuments historiques n'appartenant pas à l'Etat. »

Article L.621-12: « Indépendamment des dispositions de l'article L.621-11, lorsque la conservation d'un immeuble classé au titre des monuments historiques est gravement compromise par l'inexécution de travaux de réparation ou d'entretien, l'autorité administrative peut, après avis de la Commission nationale des monuments historiques, mettre en demeure le propriétaire de faire procéder aux dits travaux, en lui indiquant le délai dans lequel ceux-ci devront être entrepris et la part de dépense qui sera supportée par l'Etat, laquelle ne pourra être inférieure à 50 %. »

Article L.621-29: « L'autorité administrative est autorisée à subventionner dans la limite de 40 % de la dépense effective les travaux d'entretien et de réparation que nécessite la conservation des immeubles ou parties d'immeubles inscrits au titre des monuments historiques. »

Article L.622-27 : « Lorsque les travaux d'entretien, de réparation et de mise en sécurité des objets mobiliers classés ou inscrits, les études préalables et les travaux de restauration de ces objets mobiliers ainsi que l'assistance à maîtrise d'ouvrage font l'objet, dans les conditions prévues par les lois et règlements, d'aides de la part des collectivités publiques, un échéancier prévoit le versement au propriétaire d'un acompte avant le début de chaque tranche de travaux. »

Code Général des Impôts :

Article 156 : « L'impôt sur le revenu est établi d'après le montant total du revenu net annuel dont dispose chaque foyer fiscal. Ce revenu net est déterminé (...), sous déduction :

II. Des charges ci-après lorsqu'elles n'entrent pas en compte pour l'évaluation des revenus des différentes catégories : (...)

1° ter. Dans les conditions fixées par décret, les charges foncières afférentes aux immeubles classés monuments historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire, ainsi qu'aux immeubles faisant partie du patrimoine national en raison de leur caractère historique ou artistique particulier et qui auront été agréés à cet effet par le ministre chargé du budget (...) ; »

Décret n° 99-1060 du 16 décembre 1999 relatif aux subventions de l'Etat pour des projets d'investissement

Article 2 : «Les subventions relatives à des projets d'investissements peuvent être consacrées au financement des différentes phases d'une opération, telles que les études, les acquisitions immobilières, les travaux de construction ou d'aménagement, les grosses réparations, l'équipement en matériel à l'exclusion du simple renouvellement. La dépense subventionnable peut inclure des dépenses connexes qui concourent directement à la réalisation du projet. »

Rappel :

Les subventions sont conditionnées par la production par le demandeur d'un dossier dont l'administration doit accuser réception et qu'elle doit déclarer complet (art. 3 à 5).

Dès lors que le dossier est déclaré complet par l'administration, le demandeur peut commencer, sous sa responsabilité, la réalisation de l'opération pour laquelle il a sollicité une subvention, sans attendre la notification officielle de celle-ci (art. 5 à 8).

L'absence de notification par l'Etat d'une décision attributive formelle dans un délai de six mois à partir de la date à laquelle le dossier a été déclaré complet vaut rejet de la demande de subvention (art. 5). Des dérogations sont toutefois possibles (art. 6).

Le montant de la subvention est calculé sur la base d'une estimation du coût de l'opération fournie par le demandeur, et constitue un montant maximum de participation financière de l'Etat (art. 10). Des dérogations sont possibles « dans les cas de sujétions imprévisibles par le bénéficiaire et tenant à la nature du sol ou résultant de calamités » (art. 13).

La décision de subvention a une durée de validité de deux ans. Si l'opération n'a pas connu de début d'exécution dans ce délai, l'Etat déclare la subvention caduque. Des prorogations exceptionnelles sont toutefois possibles (art. 11). « le commencement d'exécution est réputé constitué par le premier acte juridique passé par le bénéficiaire », en d'autres termes un marché ou une simple commande (art. 8).

La liquidation de la subvention intervient dans un délai de quatre ans à partir d la date de démarrage de l'opération (art. 12).

Les versements sont effectués sur justification de l'avancement et après vérification de la conformité. Une avance peut être versée lors du commencement d'exécution et des acomptes peuvent être versés dans la limite des 80 % du montant prévisionnel de la subvention (art. 14).

Le reversement total ou partiel de la subvention est possible dans certains cas (art. 15).

« L'autorité qui attribue la subvention effectue un suivi régulier de la réalisation du projet et s'assure de la conformité de ses caractéristiques par rapport à la décision attributive. Cette autorité met en place un dispositif d'évaluation des projets réalisés » (art. 16).

Décret n° 2000-1022 du 17 octobre 2000 relatif aux subventions de l'Etat pour des projets d'investissement :

« La liste des investissements pour lesquels le montant de la subvention de l'Etat peut avoir pour effet de porter le montant des aides publiques directes à plus de 80 % du montant prévisionnel de la dépense subventionnable est fixée conformément au tableau annexé au présente décret:

[Extrait du tableau] « monuments historiques (immeubles et objets mobiliers) ».

Décret n° 2007-487 du 30 mars 2007 relatif aux monuments historiques et aux zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager :

Article 44 : « Lorsque l'Etat participe financièrement à des travaux d'entretien, réparation ou restauration d'un immeuble classé ou inscrit, l'importance de son concours est fixée en tenant compte des caractéristiques particulières de cet immeuble, de son état actuel, de la nature des travaux projetés et enfin des efforts consentis par le propriétaire ou toute autre personne intéressée à la conservation du monument ».

Circulaire du 4 avril 1969 relative aux subventions accordées en application de la loi du 24 mai 1951 pour la conservation des édifices inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques:

« ... une grande rigueur dans l'attribution des subventions (...) doit vous conduire à ne les accorder que pour les travaux de stricte conservation.[...] »

Lettre-circulaire du 10 décembre 1985 relative aux taux des subvention des restaurations de monuments historiques classés:

« (...) Cette diminution des taux devra plus spécialement viser les collectivités locales dotées de ressources manifestement suffisantes par rapport à la charge représentée par l'entretien de leurs monuments classés »
Annexe 2 : Les travaux non subventionnables
Entretien préventif :

On entend par là les travaux de maintenance usuelle, concourant à préserver le monument ou l'objet mobilier de dégradations importantes, par opposition à l'entretien curatif. Alias « l'entretien du bon père de famille ». Cette notion recoupe celle de travaux d'entretien et de réparations ordinaires, qui ne font pas l'objet d'autorisation de travaux, au terme du dernier alinéa de l'article 19 du décret du 30 mars 2007 et de l'article R.421-13 du Code de l'urbanisme.

   démoussage des couvertures
   repiquage des couvertures (=travail en recherche, remplacements ponctuels)
   entretien des chéneaux
   tollage induit par un manque d'entretien
   entretien courant des menuiseries
   nettoyage et propreté des maçonneries sans reprise d'enduit
   purges ponctuelles de maçonneries
   entretien des parcs et jardins (taille,...)
   protection des objets mobiliers à l'occasion d'un chantier, d'un prêt pour exposition (coffrage, dépose, emballage, ...)
   conservation préventive des objets mobiliers (dépoussiérage, stockage de textiles, bâchage de statues en extérieur, dos protecteur au revers d'un tableau,...)

Aménagement et fonctionnement :

   mobilier liturgique
   éclairage, y compris dans les édifices cultuels
   rénovation, remplacement ou création d’installation électrique ou de chauffage, y compris mise aux normes de sécurité
   travaux de décoration et aménagement intérieurs liés à l’habitabilité des lieux et non à la stricte sauvegarde de l’édifice et de ses décors
   création de volumes et de surfaces habitables (guichet, billetterie)
   création de mobilier d'accueil, comptoir
   signalétique
   accessibilité, mise en sécurité des parcours de visite
   aménagement des abords immédiats du monument

Création (de l'étude à la réalisation) :

   création de vitraux en remplacement de verrières en bon état
   création de luminaires
   création de décors, peintures murales, ...

Il existe par ailleurs des possibilités de subvention au titre de l'action culturelle.
Annexe 3 : Les travaux subventionnables :

Il s'agit d'opérations de conservation, de restauration et de mise en valeur d'un monument ou d'un objet mobilier. Sur la base de son expertise scientifique et technique, la direction régionale des affaires culturelles appréciera l'intérêt général de l'opération, la priorité des travaux et l'application de critères de modulation. Les subventions plancher sont fixées à 1000 euros.





http://www.bourgogne.culture.gouv.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=199:criteres-de-subventions-monuments-historiques&catid=50:demandes-de-subvention&Itemid=63
avatar
FAPPAH
Administrateur

Messages : 1639
Date d'inscription : 18/05/2011
Localisation : Entre Cluny et Tournus

Voir le profil de l'utilisateur http://www.fappah.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum