L’église paroissiale Saint-Denis

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L’église paroissiale Saint-Denis

Message  FAPPAH le Lun 20 Jan 2014 - 9:37



Chers amis de Lugny Patrimoine,                  

J'ai le plaisir de vous informer, par le site de la FAPPAH, de la mise en ligne récente, sur le site internet de la Pastorale des réalités du tourisme et des loisirs (PRTL, diocèse d'Autun-Chalon-Mâcon), de la brochure touristique qui vient tout juste d'être éditée par ladite PRTL, en lien avec l'association Lugny Patrimoine, pour faire connaître l'église Saint-Denis de Lugny (édifiée de 1824 à 1826).
Une brochure que vous découvrirez en cliquant sur la photo ci-dessous, et dont je vous souhaite bonne réception.
Bien cordialement,
Frédéric Lafarge
Président de Lugny Patrimoine
03 85 20 15 93




Dédiée à Saint-Denis, l’église a été construite de 1824 à 1826 sur l’emplacement de l’ancienne chapelle romane du château.
Deux œuvres classées ornent l’église : une « Vierge à l’enfant » de l’école bourguignonne en pierre polychrome du XVème siècle et un retable en pierre de style flamboyant de 1528 « le Christ au milieu des Apôtres ».



Les chartes médiévales de l’abbaye de Cluny  mentionnent la « villa » romaine de Luviniacus, nom qui donnera celui de Lugny, célèbre par ses vins comme par ses maisons à galeries mâconnaises. L’église paroissiale Saint-Denis actuelle date des années 1824-1826. Bâtie par l’architecte Roch fils, de Mâcon, à l’emplacement de l’ancienne église romane, elle présente, à la différence de celle-ci, une orientation est-ouest : le chœur est à l’occident.


Plans superposés des deux églises (XIIe-XIXe)

Intérieur
L’église est inspirée des basiliques paléochrétiennes et offre une colonnade à entablement : quatre colonnes au fût légèrement galbé séparent de chaque côté la nef de ses bas-côtés. Un arc triomphal en plein cintre fait communiquer la nef avec la travée droite voûtée d’arêtes, qui constitue le chœur. Cette travée a été fermée à l’ouest pour permettre l’aménagement d’une sacristie dans l’abside.
Le chœur actuel communique, au nord et au sud, par un arc surbaissé, avec deux chapelles voûtées d’arêtes ; à gauche, la chapelle des fonts baptismaux, où se trouve placé le retable en pierre sculptée ; à droite, la chapelle du Saint-Sacrement.
Dans l’allée centrale de la nef, quatre pierres tombales, très effacées, en calcaire gris coquillé, forment une partie du pavement.

Mobilier
Dans la chapelle sud des fonts baptismaux, un retable d’autel de 1528 de style flamboyant, en pierre sculptée, classé Monument Historique en 1903, représente le Christ entouré des douze Apôtres. Chaque apôtre est placé sous un dais
flamboyant (dont la partie supérieure est ornée d’une coquille Saint-Jacques) et tient un livre ouvert ou fermé (l’Evangile qu’il annonce) et son emblème habituel ou l’instrument de son martyre. L’ordre est le suivant : S.THA. saint Thomas appuyé sur la hampe d’une pique/ S.BARE. saint Barthélémy avec un couteau avec lequel il fut écorché vif/ S.MAE. saint Matthieu avec une équerre/ S.IACOE. saint Jacques le Mineur vec une massue/ S.ANA. saint André, appuyé avec une massue/ S.ANA. saint André, appuyé sur sa croix/ S.PRE. saint Pierre avec ses clefs/S.V.T.MO. Salvator Mundi le Christ avec le globe terrestre/ S.IOS. saint Jude avec un calice au-dessus duquel apparaît un animal fantastique représentant le démon/ S.PAVE. saint Paul avec l’épée rangée au fourreau/ S.IACE. saint Jacques le Majeur, muni de son bâton de pèlerin et coiffé d’un bonnet arborant la coquille/ S.PHE. saint Philippe avec le bâton d’une croix/S.SIMON saint Simon avec une scie avec laquelle il fut coupé en deux/ S.MA. saint Mathias tenant le manche de la hache qui servit à le décapiter. L’imagier qui a sculpté ce retable l’a signé de son monogramme sur la scie de saint-Simon et l’a daté de 1528 à deux endroits, sur l’équerre de saint Matthieu (mais le 2 est retourné) et sous le Christ. À côté de ce dernier millésime, figure un blason composé de trois croissants posés deux et un (armes qui paraissent être celles de la famille Cadot, originaire de Tournus). Fonts baptismaux du XVe à cuve octogonale provenant de l’ancienne église romane. Dans l’avant-nef, plaque de marbre ornée d’une Pietà, commémorative de la guerre 1914-1918, par Albert Libeau (1893-1971), sculpteur de Lugny, qui dirigera après-guerre les sculpteurs-marbriers du musée du Louvre.

Statuaire
Dans la chapelle nord, dans une niche au-dessus de l’autel du Saint-Sacrement, ancien maître-autel, statue de la Vierge à l’Enfant, de la fin du XVe siècle, couronnée, en pierre polychrome, inscrite en 1979 et restaurée en 2003. Cette Vierge, au déhanchement caractéristique de la statuaire bourguignonne, vient de la Chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Fissy. L’Enfant porte des langes évoquant déjà le Saint Suaire.

Extérieur
Clocher-porche, ou clocher-pavillon (qui intègre à sa base l’entrée principale), renfermant deux cloches fondues en 1825 et 1841 ; il est épaulé par deux travées fermées. De l’autre côté, abside semi-circulaire ressortant d’une construction orthogonale à usage de sacristie, et coiffée d’un toit de lauzes sous un pignon triangulaire.

À proximité
Chapelle en partie romane Notre-Dame-de-Pitié de Fissy, du XIIe siècle, remaniée en 1823. Après quatre années de travaux soutenus par La Fondation du Patrimoine, grâce à l’Association Lugny-Patrimoine, cette chapelle toujours consacrée a pu être restaurée et a été inaugurée en octobre 2013, avec la participation de M. le Curé, l’Abbé Jean Bosset. Le vitrail de La Vierge de Pitié a été posé en mai 2012 par le maître-verrier Paul Duckert. Au sommet de la colline Saint Pierre dominant le bourg, statue de saint Pierre du XVe, classée en 1928, placée dans une niche en façade de l’ancien caveau de dégustation, installé en 1965 à l’emplacement d’une chapelle médiévale démolie au XIXe.
Dans le cimetière de Lugny, monument funéraire avec un gisant en marbre de Carrare du curé Jacques Brun (1814-1880), remis en état récemment. Tours d’entrée du XIVe de l’ancien château de Lugny, premier du Mâconnais à avoir été incendié par « les Brigands » en 1789, dont le curé de Bissyla-Mâconnaise, M. l’Abbé Louis-François Dubost a fait le récit.

Bibliographie
Oursel Raymond, Archives de Saône-et-Loire.
Frédéric Lafarge et Paulette Berthaud, « Lugny, mémoire de pierre, mémoire d’hommes », édité par la bibliothèque municipale de Lugny (2006).
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