Visite commentée de l'église de Montbellet le 10 janvier 2014

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Visite commentée de l'église de Montbellet le 10 janvier 2014

Message  FAPPAH le Lun 20 Jan 2014 - 16:29





La commune de Montbellet se caractérise par son très riche patrimoine religieux : l’église paroissiale de Montbellet faisait partie, à l’origine, d’un prieuré dépendant de l’abbaye de Saint Claude dans le Jura et qui avait pour annexe la Chapelle Saint Oyen, nom d’un saint jurassien.
Pour accéder à la Chapelle, sur la RN6 prendre la route en face du restaurant la Chaumière puis 1ère à gauche et à nouveau la 1ère à gauche.



Il subsiste, de plus, au hameau de Mercey, une chapelle templière, vestige d’une commanderie Sainte Catherine, propriété des Templiers au XIIIème siècle, puis de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem de 1313 à 1790.





C’est une propriété privée classée aux Monuments Historiques en 2002, en particulier sa galerie de peintures murales du XIIIème siècle, que l’on peut consulter sur le site de la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine du Ministère de la Culture.



Je vous ferai un bref exposé en trois points :
I/ d’abord la méthodologie pour aborder une église.
II/ ensuite la présentation de l’église de Montbellet.
III/ enfin une courte description de la Chapelle Saint Oyen.

I/ Méthodologie pour aborder une église : 10 questions, pistes de lecture.
Etymologie d’église : ekklesia, en grec, assemblée, c’est la communauté qui se réunit, l’Eglise (avec une majuscule) et par extension le bâtiment qui abrite ces réunions, l’église (avec une minuscule).

1/ Quels étaient les modèles dont disposaient les chrétiens des premiers siècles pour bâtir leur
église ?

Le christianisme s’est développé dans des contextes culturels diversifiés : monde juif, empire romain latin, empire romain oriental (byzantin). Les modèles architecturaux sont la basilique romaine, bâtiment civil, une grande salle rectangulaire à deux rangées de colonnes avec une niche semi-circulaire destinée au magistrat qui deviendra l’abside. Il existe aussi la synagogue dirigée vers Jérusalem avec le siège de cérémonie du rabbin, le lieu de lecture de la Torah et le fond, caché par un voile, l’ « arche des écritures ». Les plus anciennes églises syriennes représentent une version christianisée de la synagogue : le siège de l’évêque remplace la chaire de Moïse et la table d’autel succède à l’arche des écritures. Le plan des églises est dorénavant conçu de façon à distinguer les deux parties de la messe : la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique, élément radicalement nouveau.

2/ Quels sont les éléments caractéristiques d’une église et leur destination (choeur, transept et
nef ou nef unique ou trois nefs, clocher ou campanile) ?

Pas de clocher à l’église du Mont-Saint-Vincent.

3/ Quel est le type de plan des églises ?
Plan basilical, plan en forme de croix latine, ou de croix grecque, plan centré...

4/ Avec quels matériaux, quel type de pierre de la région, a-t-on construit telle église ?
Variété des roches de l’église de Culles-les-Roches, par exemple.

5/ Quel vocabulaire technique architectural employer ?
Nécessité d’un glossaire spécifique (roman, gothique, mais aussi historiciste au XIXème qui mêle néo-roman, néogothique, byzantin, par exemple l’église néo-romane de Joncy de l’architecte Tony Ferret)

6/ Que signifie l’orientation d’une église qui n’est celle ni d’une mosquée ni d’une synagogue ?

Dans la doctrine chrétienne, le principe de l’orientation vers l’est est fondé sur la lumière (sur le soleil qui se lève) comme symbole de la Résurrection du Christ, lumière du monde: « Je suis la lumière du monde, qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres […] »
(Jean VIII, 12).

7/ Où placer l’autel ?
On a tendance à dire qu’à partir de Vatican II, le prêtre célèbre la messe tourné vers les fidèles et qu’auparavant il leur tournait le dos. En fait la place de l’autel a varié au cours des siècles. Colloque de 2003 à Dijon des médiévistes de BUCEMA, Bulletin du centre d’études médiévales, sur la place de l’autel et le rôle des reliques, « fragments d’éternité présents au cœur des société médiévales ».
L’autel évoque à la fois la table du repas partagé de la dernière Cène, mais aussi le sacrifice pascal. L’autel fait partie d’un ensemble table/pierre de sacrifice/tombeau. Au Moyen Age, l’autel est toujours associé au culte des reliques dans une dimension d’assimilation au Christ.
Dans la pierre est aménagée une cavité pour les recueillir. Lors de la consécration de l’autel, le rituel symbolise « l’enterrement triomphal des martyrs dans le Christ. » Ainsi, dans la Chapelle saint Oyen, hameau de Montbellet, vous pouvez voir ces pierres d’autel et un repositoire où les reliques de saint Oyen étaient exposées aux fidèles. Les corps des saints sont aussi sous l’autel, selon l’Apocalypse 6,9, derrière lui ou au-dessus de lui, dans un reliquaire : « Quand il ouvrit le 5ème sceau, j’aperçus, sous l’autel, les âmes de ceux qui furent égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu’ils avaient rendu. »

8/ Quel est le rôle du vitrail ?
Apprendre à regarder les vitraux et à décrypter l’iconographie. De grands noms de maîtres-verriers du XIXème siècle en Saône-et-Loire (Besnard, Barrelon, Lavergne, Magnin) ne sont plus à ignorer.

9/ Quelle est la place accordée à la musique ? De quand date, par exemple, l’apparition de
l’orgue ?


10/ Quelles sont les symboliques mises en jeu dans une église ?
Symbolique de la lumière et celle de l’eau. Ainsi, pour expliquer une église, il est réducteur d’isoler l’architecture de la vie liturgique, de l’histoire des mentalités et de l’histoire de l’art. L’approche gagnerait à être pluridisciplinaire.


II/ Présentation de l’église de Montbellet.
L’église de Montbellet se présente sous la forme d’une croix latine, que l’on rencontre fréquemment dans l’architecture des églises et chapelles. La croix latine est une croix dont la branche inférieure est plus longue que les autres. L’empreinte de l’édifice au sol reprend la forme de la croix : la nef correspondant à la branche la plus longue, le transept à la traverse, le chœur à la pointe.

On peut observer, à l’intérieur, trois étapes de construction, selon Raymond Oursel : octogonale sur trompes, portée sur deux arcs latéraux qui permettent le passage du plan.

1/ De l’époque romane, au XIIe siècle, reste la travée sous clocher avec coupole rectangulaire du transept au plan carré.

2/ L’époque gothique : le chœur, de la fin du XIIIe siècle ou début XIVe, à chevet plat, est profond de deux travées, il est voûté d’ogives chanfreinées (chanfrein : surface plate obtenue en abattant l’arête de la pierre), que sépare un fort arc doubleau (arc qui renforce le berceau d’une voûte) au cintre légèrement brisé. Il est éclairé dans l’axe par une grande fenêtre à remplage gothique à deux lancettes, sertie de pierres apparentes qui ressortent sur le chevet rouge lie de vin. Les vitraux bleus du chœur sont modernes.

Les chapelles latérales carrées voûtées d’ogives sur consoles d’angle sont aussi du XIIIème.
Une des consoles est ornée d’une tête humaine dans la chapelle nord.
Un hagioscope (jour rectangulaire, creusé de biais) permet d’avoir vue sur le maître-autel depuis la chapelle sud seigneuriale, ce qui nous permet de discerner où était placé l’autel à l’époque médiévale.
La piscine liturgique au sud, sous arcade et écoinçons (triangles curvilignes) ajourés de rosaces contribue à dater cette partie médiévale. Une piscine permet d’écouler l’eau utilisée pour le rituel de purification des vases sacrés.


3/ Début XVIIIe siècle : la nef unique rectangulaire plafonnée ne paraît pas romane, elle a été agrandie et consacrée à nouveau en 1702. Bâtie sur un sol pentu, elle présente une assez forte déclivité d’ouest en est : 3 marches et 5 gradins depuis le porche conduisent au premier tiers de la nef ; des bancs sont installés sur les trois derniers gradins, ce qui donne une vue plongeante sur le chœur. La nef ouvre à l’ouest par une porte en plein cintre aux arêtes chanfreinées, et au sud, par une porte secondaire en plein cintre, à deux impostes toscanes  (imposte : moulure saillante surmontant un pilier) et clé de voûte gravée de l’inscription :
DOMUS MEA DOMUS ORATIONIS (« Ma maison est une maison de prière »). Il faut nous arrêter sur cette formulation, empruntée au prophète Isaïe (56,7) et qui est celle de la consécration des églises :

«Je les amènerai sur ma montagne sainte,
Et je les réjouirai dans ma maison de prière ;
Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel ;
Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. »
La consécration d’une église fait appel à tout un rituel basé sur la symbolique de la lumière (12 croix de consécration au nombre des 12 apôtres, placées au-dessus de porte luminaires).

Ce qui nous confirme encore dans l’idée d’une consécration au début du XVIIIème siècle, c’est le bénitier en pierre, encastré à droite de cette porte latérale, au sud, daté de 1702, et le cadran solaire, daté de 1702, à l’angle sud-est du mur extérieur de l’église, gravé sur l’enduit du mur, avec l’inscription : A SOLIS ORTU USQUE AD OCCASUM LAUDABILE NOMEN DOMINI
« Que du lever du soleil jusqu'à son coucher, le nom du Seigneur soit béni »
Psaume 113. Cartouche armorié daté de 1712.
Enfin, on note que l’église a subi des travaux de restauration au XIXe et XXe. La toiture en lauzes et les enduits extérieurs ont été réparés vers 1810. En 1848, on construit, contre le mur sud de la nef, une tourelle de 7m de haut pour avoir un escalier d'accès au clocher. La flèche date du XIXe siècle. En 1857, les voûtes du chœur sont reprises et diverses rénovations effectuées. Au XXème, des dégâts dus à la foudre obligent à des travaux qui sont entrepris pour l’extérieur en 1962 et pour l’intérieur en 1963. L'église fermée durant ce temps est rouverte en octobre 1963. Enfin, elle subit une rénovation complète début 2000.


Mobilier
Essentiellement du XVIIIe : dans le chœur, maître-autel de la fin du XVIIIe siècle, en bois peint imitant le marbre, légèrement galbé à volutes latérales, en forme de tombeau, avec un motif central de couronne de roses et de rayons de soleil, symbolisant le passage de la mort à la vie. Le même autel orne la chapelle saint Oyen. Dans la nef, Christ en Croix du XVIIIe siècle, en bois peint. Le Christ, de petite dimension, est une œuvre assez délicatement sculptée, montée sur un support portatif d’époque postérieure: une croix de Mission de 1895.


Les missions ont été organisées dès le XVIIème siècle pour restaurer la pratique religieuse (processions, sermons, confessions) grâce à des missionnaires extérieurs à la Paroisse. Leur séjour se terminait par l’érection d’une croix. Table de communion du XVIIIe, en bois à balustre épousant une forme arrondie, déplacée du chœur vers le chevet, ce qui montre le changement des rites de communion.

Tableaux : dans la nef, en face du Christ en Croix, tableau du XVIIIe de saint Didier, patron de l’église, en costume épiscopal (mitre, crosse), qui était appelé jusqu'au XVIIIème siècle « saint Didier d’Avenais », du nom d’une villa romaine « Avenacum », à l’emplacement de l’église. Qui est ce saint Didier ? Le nom vient du latin « desiderium », le désir.
« Si le Christianisme se répandit lentement dans nos régions tout au long du IIIe siècle, c’est un peu avant le milieu du IVe siècle qu’apparut pour la première fois dans l’histoire le nom d’un évêque de Langres, troisième sur la liste épiscopale, Saint Didier, présent au concile de Sardique (Sofia, Bulgarie) en 343. » L'Église catholique en Haute-Marne, Histoire du diocèse de Langres. « Près de Langres, en 407, la passion de saint Didier, évêque. Témoin des maux que les Vandales faisaient souffrir à son peuple, il alla, dit-on, trouver leur roi pour tâcher de l’adoucir; celui-ci ordonna de l’égorger sur le champ et l’évêque présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins. » Martyrologe romain.
Pourquoi avoir dédié cette église à un saint du diocèse de Champagne ? C’est le signe que l’église de Montbellet est implantée depuis très longtemps (850). On dispose alors de peu de saints pour consacrer une église : les apôtres, les martyrs romains, saint Martin de Tours (plus de 60 églises en Saône-et-Loire lui sont consacrées). Or le diocèse de Langres est très ancien (IVème siècle). Gautier de Bourgogne a été évêque de Langres de 1163 à 1179. Les liens sont forts entre comté de Champagne et Duché de Bourgogne. Une partie de la Bourgogne jusqu’à Dijon appartenait jusqu’en 1731 au diocèse de Langres. N’oublions pas aussi les foires célèbres de Champagne.

Statuaire : Au fond du chœur, Pieta en pierre polychrome de 1622 (H : 57, LA : 45), sur un socle aux armoiries d’une famille de Cluny, Pelletrat de Borde, anoblie au début du XVIIe siècle : le blason est d’azur au chevron d’or, accompagné de 3 croissants d’argent. La Pieta représente le corps crucifié du Christ reposant sur les genoux de sa mère. Ici, le bras droit pend verticalement, parallèle aux deux jambes ; le bras gauche est à l’horizontale. On note l’aspect ramassé et rectangulaire de cette composition de facture encore médiévale (coiffe de la Vierge).
Dans la chapelle nord, statue baroque de Sainte Catherine d’Alexandrie (H : 1m) provenant de la Chapelle du Temple à Mercey, avec les instruments de son supplice (habits royaux, manteau rouge du martyre, livre, épée, roue dentée brisée).

L'une des plus célèbres vierges et martyres des IIIème-IVème siècle. Etymologie de Catherine en grec : catharos, pur. La plus jolie et la plus savante des jeunes filles de tout l'Empire. Elle était mystiquement fiancée au Christ (thème du Mariage mystique), refusa de se marier avec son bourreau, l’empereur Maxence. Son inspiration lui fit écarter avec succès les objections contre la Foi des philosophes chargés de la convaincre de la stupidité du Christianisme. Sa légende a masqué son existence historique comme le récit de son martyre où les quatre roues armées de pointes destinées à la déchiqueter se brisent. Elle est alors passée au fil de l’épée.
Très populaire au Moyen Age, elle fut l'une des "voix" de Jeanne d'Arc. Son culte reste très
vivant au monastère situé au pied du Mont-Sinaï où des anges l'auraient portée. Elle est la sainte patronne des étudiants, philosophes, orateurs, avocats et meuniers, des jeunes filles et bien sûr des templiers. Fête des catherinettes, des jeunes filles à marier le 25 novembre.
Retirée du calendrier romain en 1970, car trop légendaire. A inspiré de grands peintres
(Caravage). Des églises lui sont consacrées comme à Zagreb en Croatie.
« Je suis la descendante de l’illustre roi Costos. On m’appelle Catherine. J’ai étudié les langues, exploré toute la science des philosophes et des poètes. Mais j’ai compris: ce ne sont que vanités! Alors j’ai suivi mon Seigneur Jésus-Christ. Je n’épouserai que mon Dieu! »

"La passion de Sainte Catherine", récit hagiographique en grec des VIème-VIIème siècle. Il manque encore des études sur l’hagiographie comme genre littéraire. Au XIIIème siècle, la Légende dorée de Jacques de Voragine évoque aussi sainte Catherine.


Extérieur : clocher octogonal difficile à dater (souche romane ?) ajouré à son sommet de menus jours carrés. Contreforts épaulant toute la construction. Porche, couvert d’un toit à double rampant sur charpente apparente, muni de 2 bancs de pierre et un bénitier. Triple fonction du porche : recueillir les reliques des saints, protéger les fidèles, bavarder (nom de caquetoire dans le Gâtinais).
Quatre dalles funéraires du XIXe siècle en pierre gravée (calcaire, pierre rose de Préty, coquillé) forment le dallage du porche de l’église et nous montrent le type de pierre de la région. Deux dalles sont bien conservées : celle de Georges-Marie, baron de Montbellet  (1761-1813), capitaine de cavalerie, érigée par son épouse, Marie-Julie Pauline de Colbert, née à Saint Germain-en-Laye, marraine de la cloche de l’église.
Devant cette dalle, celle de Benoît Lafontaine (1795-1867), maire de Montbellet, avec, en haut, la rose et l’écharpe de maire.
A côté, dalle très effacée du maire Laurencin, avec les mêmes insignes de maire.
La 4ème dalle, une pierre noire, n’est plus lisible, mais l’on sait qu’il s’agit d’une tombe templière.


III. Description de la Chapelle du prieuré Saint Oyen
Notice de Jacques David, « La Chapelle des Arts, Histoire de Saint Oyen et de Montbellet ».
La chapelle était, à l’origine, l’annexe de l’église de Montbellet, qui faisait partie d’un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint Claude, dans le Jura. Elle a été construite entre le

XIème et le XIIème siècle en style roman. Elle devint un relais de la Chapelle sainte
Catherine du temps des Templiers. Elle a été rachetée par des paroissiens après la
Révolution. Elle appartient aujourd’hui à la commune ; elle est gérée par une association loi
1901 qui en a fait, depuis 2010, un lieu d’exposition d’artistes, « la Chapelle des Arts ».
Grâce à M. David et à cette association, la chapelle a été restaurée et a trouvé une nouvelle vie. Qu’ils en soient infiniment remerciés !
D’où vient ce nom de saint Oyen ?
Oyen est le quatrième abbé de Condat devenu Saint-Claude (vers 490 -512), le troisième des
"Pères du Jura." Né à Izernore, dans l’Ain, il fut offert comme oblat au monastère à l'âge de six ans.

Organisateur, il donne à la communauté une forme de vie pleinement cénobitique (communautaire), notamment en remplaçant par des bâtiments adaptés - réfectoire et dortoir communs - les premières constructions détruites par un incendie. Mystique et cultivé, familier des longues oraisons, "illuminé par l'hôte qui demeurait en lui, il portait sur son visage une grande allégresse".
Un moine avait reçu les confidences de l'abbé, et après sa mort, cédant à l'insistance de deux moines venus d'Agaune, il écrit la Vie des Pères du Jura qui dépeint saint Oyen avec une profondeur délicate.
Extrait du "Propre du diocèse de Saint-Claude". Son nom s'imposera au monastère et à la
ville, Saint-Oyen de Joux, dans le Jura, qui le fête le 9 janvier.
Un jumelage est organisé depuis 2008 entre Saint Oyen-Montbellet et les villages de Saint-
Oyen(s) en Savoie, en Italie et en Suisse.
Intérieur:
La nef unique est éclairée de chaque côté par trois fenêtres modernes. Elle communique avec la travée sous clocher par une arcade en cintre brisé épaisse d’un mètre; de part et d’autre de cette travée, deux petits croisillons, voûtés en berceau perpendiculaire, ont pour objet de contrebuter le clocher. Le dallage a été restauré en 1844. La travée de chœur et le chœur sont plafonnés, mais devaient être voûtés à l’origine, en berceau brisé. L’abside est en cul-de-four.
On y trouve un repositoire, où des reliques de Saint-Oyen furent exposées aux fidèles. L’autel du XVIIIème siècle en bois peint imitant le marbre a été conservé avec ses pierres d’autel. Les bancs ont été enlevés et la pierre apparente a été dégagée, à mi-hauteur des murs latéraux, le reste sablé. Cette belle restauration est encore en cours.

Statuaire du chœur
Dans une niche, statue de saint Claude, évêque/ Statue de Saint Clair, à gauche, tenant la
Croix/ Statue de Sainte Philomène, sainte vénérée par le Curé d’Ars. Elle a perdu sa palme et sa croix/ Statue de Notre-Dame, bois doré du XIXème siècle (la Vierge écrase de son pied le v

Dalle funéraire
Pierre tombale, au sol, en entrant dans la nef à droite, de Mr Gaspard TUPPINIER Ancien v de 65 ans et demi. En tête de la dalle, insigne de maire (écharpe) et de garde du corps (épées croisées).


Extérieur :
On observe de puissants contreforts à talus qui devaient, à l’origine, contrebuter les voûtes en berceau brisé avant leur plafonnement. Le clocher carré comporte un soubassement percé de baies plein cintre (murées), une corniche, un étage de beffroi, avec fenêtres du XIIIème siècle, une pyramide obtuse à quatre pans, en laves. Les deux cloches d’origine ont été fondues à la Révolution. Une nouvelle cloche a été inaugurée en 1820 par Gaspard Tuppinier. La toiture a été restaurée en 1844. Au sud, la petite porte est surmontée d’un quadrilobe blasonné, gothique, entouré de quatre coquilles saint Jacques. Des modillons nus supportent le cordon de pierre en saillie formant corniche, sous la couverture. La façade moderne est accostée au nord d’une tourelle ronde. La sacristie a été ajoutée.

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